Vous êtes...

Directement concerné

non concerné

médecin

scientifique

philosophe

journaliste/documentariste

sceptique

stakhanoviste du courriel

Vous êtes directement concerné :

-vous avez vécu une EMI :

En lisant les 70 témoignages et extraits détaillés qui illustrent Deadline, vous verrez que vous n'êtes pas seul et que d'autres ont pu vivre une expérience encore plus difficile à comprendre, à raconter et surtout à intégrer que la vôtre. Vous verrez aussi que ces expériences, contrairement aux déclarations de certains, commencent à être prises au sérieux et à être étudiées sans préjugés par la communauté médicale et scientifique.

Si vous pensez qu'il est important de contribuer à cette recherche , vous pouvez prendre contact avec l'association Iands-France , nous confier votre témoignage et répondre au questionnaire que nous avons mis au point pour explorer un maximum d'aspects de ces expériences.

Cette recherche ne reposant pour l'instant que sur l'étude détaillée des témoignages, il est particulièrement important que ceux-ci ne soient pas influencés par quoi que ce soit avant leur recueil. Il est donc préférable de mettre votre expérience par écrit et de répondre au questionnaire avant d'avoir lu le livre, afin d'éviter tout biais inconscient.

-vous avez vécu une expérience qui ressemble à une EMI :

Les EMI peuvent survenir dans des circonstances extrêmement diverses, et il est tout à fait possible d'en vivre une sans risquer sa peau... Il existe cependant des expériences "hors du corps" qui peuvent leur ressembler mais sont bien connues et expliquées médicalement, sans pour autant être pathologiques. Il est très important là aussi de différencier une EMI "authentique" d'une expérience proche et apparemment similaire mais dont le mécanisme est connu.

Votre témoignage peut, là encore, nous aider à comprendre ces phénomènes en comparant diverses caractéristiques en fonction des circonstances et du type d'expérience. Même remarque que précédemment : Il est préférable de mettre votre expérience par écrit et de répondre au questionnaire avant d'avoir lu le livre, afin d'éviter tout biais inconscient.

-l'un de vos proches a vécu une EMI :

Il a besoin d'être au moins entendu sans être jugé. Ces expériences sont souvent à l'origine de changements dans le système de valeurs et donc dans le comportement de ceux qui en ont vécu une. Leur intégration n'est pas facile et peut prendre des années. La compréhension et l'écoute de l'entourage est primordiale.

Vous n'êtes pas concerné :

En êtes-vous bien sûr ? Ces expériences sont apparemment plus fréquentes que ce que l'on croit, mais beaucoup ont des difficultés à en parler de peur de n'être pas compris.

Faites une expérience : si vous en parlez sans préjugés avec trois ou quatre personnes, il y a de fortes chances pour que l'une d'entre elles ou un proche direct ait vécu une EMI...

Vous êtes médecin :

-Certains de vos patients ont pu vous parler de leur expérience, ce qui est une marque de confiance. En effet, la première peur, pour une personne qui a vécu une EMI, est celle de n'être pas écouté ou compris, ou encore d'entendre un jugement péremptoire "c'est une hallucination" ou "c'est l'anesthésie".

Il n'y a pour l'instant aucun enseignement concernant les EMI durant les études médicales, et seul un intérêt et un travail personnels peuvent pallier ce manque. Vous trouverez dans le livre largement de quoi combler votre curiosité, vous rendre compte que ces expériences sont beaucoup plus intéressantes et complexes que ce que l'on croit a priori. La lecture et l'examen des 70 témoignages et extraits vous permettra de mieux les connaître et surtout de mieux écouter et comprendre les patients qui vous donneront leur confiance.

Certains d'entre eux essaieront de vous tester avant de vous raconter leur vécu, d'autres garderont leur expérience pour eux, malheureusement parfois comme quelque chose de presque honteux.

Si le sujet vous intéresse, et si vous pensez que cela peut aider certains de vos patients, vous pouvez télécharger une affichette leur précisant que vous y êtes sensibilisé, éventuellement que vous contribuez à la recherche et êtes donc près à les écouter sans préjugé.

- Vous êtes urgentiste, réanimateur, cardiologue, chirurgien, en résumé votre activité concerne les circonstances dans lesquelles surviennent préférentiellement ces expériences.

Certains de vos patients (toutes les études prospectives récentes s'accordent sur une fréquence autour de 10 à 15% d'EMI en cas d'arrêt cardio-circulatoire) ont vécu une telle expérience, et seraient susceptibles de vous en parler "à chaud".

Au delà de l'intérêt de connaître un minimum sur ces expériences afin de pouvoir les écouter, vous pouvez contribuer à la recherche de manière particulièrement efficace, non seulement en recueillant des témoignages récents, mais surtout en les étayant de renseignements précis sur les circonstances de leur survenue.

Vous pouvez prendre contact avec l'association Iands-France , afin de contribuer à la mise en place d'un protocole de recueil de témoignages.


 

Extrait du chapitre 19 :

Comment faire ?

Pour que nous puissions enfin savoir à quoi nous en tenir, il va nous falloir réunir plusieurs conditions :

1/ Un diagnostic différentiel précis est évidemment un préliminaire indispensable. La classification que je propose au chapitre 3 résume ce problème : il importe avant tout de bien différencier les EMI " authentiques " d'autres expériences plus ou moins similaires comportant en particulier l'impression de se trouver " hors de son corps ".

2/ Une information suffisante. Nous aurons d'autant plus de témoignages que les personnes ayant vécu une EMI n'auront plus peur d'en parler, et leur recueil sera d'autant plus précoce et fiable que le personnel soignant, en première ligne pour les recueillir, s'y intéressera autant qu'à n'importe quelle autre recherche sans craindre d'être ridiculisé.

3/ Pour l'instant, les EMI ne sont pas reproductibles à volonté. Nous ne pouvons compter que sur des cas spontanés. Afin de multiplier les chances de recueillir des témoignages fiables, nous devrons organiser une étude dans un grand nombre de services, qu'il s'agisse de cardiologie, de réanimation ou de chirurgie, en comptant sur la coopération de médecins, infirmiers et psychologues acceptant de donner un peu de leur temps pour interroger les patients.

Car il faudra qu'une question du genre " vous souvenez-vous de quoi que ce soit qui se serait passé durant votre coma / réanimation / anesthésie ? " puisse être posée à tous les patients, en les rassurant sur le fait qu'il s'agit d'une enquête, que la question est posée systématiquement et qu'il est important qu'ils puissent parler librement sans crainte d'être jugés.

En cas de réponse positive, l'idéal serait de pouvoir procéder à une enquête la plus complète possible comprenant, outre un diagnostic précis, le recueil des protocoles thérapeutiques et opératoires, celui des divers enregistrements de paramètres physiologiques quand ils sont disponibles, le témoignage des personnes présentes, la vérification visuelle d'éventuels détails, etc. Le tout, bien entendu, avec l'accord du patient, de l'équipe soignante et éventuellement d'un comité d'éthique.


Vous êtes scientifique :

Depuis trente ans que ces expériences sont sous le regard de la science, aucune explication ou interprétation définitive et satisfaisante n'a pu leur être apportée. Elles sont en effet extrêmement cohérentes entre elles et présentent de nombreux invariants que j'ai tenté de définir dans Deadline (y compris lors de la phase dite "transcendante").

Elles présentent surtout fréquemment un apport d'information inexplicable compte tenu des circonstances, ce qui est un élément tout à fait objectif.

Extrait du chapitre 2 :

La proportion de cas comprenant une acquisition d'information apparemment impossible compte tenu des circonstances est loin d'être anecdotique : sur 70 cas au total, 48 (68,5%) comprennent une phase EHC ( tous déclarent au minimum avoir " vu " leur corps et l'activité qu'il y avait autour). Sur ces 48 cas, 23 (47,9%) rapportent des perceptions précises correspondant à des détails de l'environnement vérifiés et/ou à des scènes qui se sont déroulées telles que décrites. Nous détaillerons ces cas dans le chapitre suivant.

Au delà de leur intérêt sur le plan humain, qui ne peut échapper à personne à l'examen des témoignages, et qui peut en faire un sujet de recherche pour toutes les sciences humaines, de la philosophie à la sociologie en passant par l'anthropologie, elles sont susceptibles d'intéresser aussi les sciences cognitives, les neurosciences en général, les théoriciens de l'information et, pourquoi pas, d'autres disciplines dont les représentants pourront peut-être repérér à la lecture du livre des pistes qu'ils pourraient suivre.

Le fait que ces expériences aient pour l'instant résisté à toutes les tentatives d'explication me semble un point intéressant, car il est caractéristique d'un phénomène nouveau et donc susceptible de faire avancer nos connaissances.

Vous êtes philosophe :

et vous vous ennuyez ?

Il y a autour des EMI largement de quoi réfléchir...

Ces expériences sont sous le feu d'au moins deux controverses séculaires, les vieilles querelles entre monisme et dualisme, et entre matérialisme et spiritualisme.

J'essaie de montrer, en particulier dans les chapitres 8 et 18 que ces querelles peuvent et doivent être dépassées. Ce n'est qu'à cette condition que la science pourra enfin essayer d'appréhender les EMI sans être génée par des préjugés, des interprétations a priori qui ne peuvent être prouvées ni réfutées ou des tentatives de récupération idéologiques plus ou moins radicales.

D'autre part, une des caractéristiques des EMI est la constance des bouleversements qu'elles entraînent sur le plan existentiel, concernant en particulier le sens de la vie, le système de valeurs et ce qui semble être la naissance d'une notion de "spiritualité laïque" détachée de toute connotation dogmatique, bouleversements que j'essaie de cerner et définir à travers les témoignages.

En résumé, vous avez du pain sur la planche...

Vous êtes journaliste :

Et vous avez 6000 signes ou 1'30 pour faire le tour du sujet, pour avant-hier ou demain matin au plus tard, autant que possible avec deux témoignages, une jeune femme rousse (ou blonde à la rigueur) de moins de 35 ans, un grand-père encore alerte si possible et une interview de médecin... Bon courage !

Bon, plus sérieusement : si vous prenez votre métier au sérieux et voulez connaître le sujet avant de le traiter, vous trouverez peut-être quelques éléments pour cela dans le livre.

Vous êtes sceptique

Et vous avez raison. Y croire ou pas ne veut rien dire, et n'est pas le problème. Ces expériences contiennent suffisamment d'éléments inexplicables pour demander une rigueur extrême dans leur étude et leurs éventuelles interprétations.

Si un jour elles sont définitivement considérées comme authentiques, y compris en ce qui concerne l'acquisition et la mémorisation d'information (au sens large) dans des circonstances où celles-ci, dans l'état de nos connaissances, sont totalement impossibles, leurs implications seront suffisamment importantes pour justifier la plus grande prudence.

 

J'essaie de comprendre quelque chose aux EMI depuis bientôt 20 ans. En posant des questions pertinentes et en soulevant de vrais problèmes ou objections (et non en défendant des a priori sans possibilité de discussion), ce sont souvent les plus sceptiques qui m'ont poussé à chercher plus loin et m'ont aidé à avancer dans cette exploration.

Vous êtes un stakhanoviste du courrier électronique

Concernant mon activité (bénévole) au sein de IANDS-France, il m'est déjà difficile de répondre aux courriers que je reçois dans des délais raisonnables.

Pour nombre de questions, vous trouverez des éléments de réponse dans Deadline, bien entendu, mais aussi dans une FAQ que nous essayons de tenir à jour sur le site de Iands-France , et éventuellement, si elle se justifie, sur celui-ci.

Je ne réponds plus aux questions sans réponse, du genre "les EMI prouvent-elles l'existence d'une survie après la mort" , "les animaux peuvent-ils faire une EMI, spécialement les caniches nains ? ", ou "que pensez-vous des écrits du Gourou Koukoupaloma ?"...

En revanche, j'essaie de répondre à toutes les demandes pertinentes, qu'il s'agisse de renseignements, de besoin d'aide de la part de personnes ayant vécu une EMI, de conseils pour un mémoire ou une thèse, et en général de tout ce qui peut faire avancer notre compréhension de ces expériences.

Enfin, si le clavier vous démange, si le sujet vous paraît digne d'intérêt, si ce site et le livre dont il parle vous semblent dignes d'être connus, vous pouvez faire passer l'information à votre carnet d'adresses !

Merci !

Dr Jean-Pierre Jourdan